MARADONA : l’habit céleste.

Crédit Photo : non connu (internet)

L’histoire collective retiendra que le 25 novembre 2020, à 60 ans, s’est éteint, l’argentin, Diégo Armando MARADONA. Un immense choc pour nombre de personnes, notamment celles nées à la fin des années 70 !

Mes pensées me renvoient, assurément, au mondial mexicain. Nos pères, nos oncles, leurs amis, supportaient le Brésil de ZICO, ou pour quelques-uns, d’entre eux,  la France de Michel Platini.  Mais, nous, nous n’avions Dieu que pour ce petit gamin de 1,65 m, ayant grandi dans un bidonville de la banlieue de Buenos Aires et ayant dit à 12 ans « j’ai deux rêves : disputer la coupe du monde et la gagner ».

Comment aurait-il pu, en être, autrement ? D’origine pauvre, « injustement » jugé trop tendre à 17 ans par le sélectionneur César Luis MENOTTI pour « sa » coupe du monde jouée en Argentine, en 1978, « El pibe de oro » va illuminer, en 1986, la plus grande compétition sportive planétaire.

Alors, évidemment ses détracteurs, parleront de ses relations avec la mafia, diront qu’il est l’auteur de cette « main de DIEU » malicieuse (parce qu’il manquait de hauteur par rapport au gardien !) qui plongera l’Angleterre dans un grand désarroi.

Nous rétorquerons qu’un autre but, toujours contre les Anglais, est rentré à jamais, pour l’éternité, dans l’histoire des Coupes du Monde. Nous répliquerons qu’il a joué deux finales en 4 coupes du monde, fait du NAPOLI, un grand d’Italie et parfois été le MESSI, à lui tout seul, d’une Argentine parfois sans génie. Nous objecterons, que MARADONA c’était un style unique, un créateur qui pivote, démarre en trombe, slalome, et manie le ballon rond, comme peu de joueurs dans l’histoire, avant de dribler le gardien et de marquer.

Si le débat, pour le titre de plus grand joueur de tous les temps avec PELE, ne trouvera jamais de conclusion, ses performances XXL lui vaudront, en Argentine, un culte éternel, enfer et contre tous et cette phrase, presque biblique, « Si Diego, demain, joue au ciel, ils mourront seulement pour pouvoir le voir jouer ».

Aujourd’hui, le n°10 de l’albiceleste, ange parfois prisonnier de ses démons, n’a pas su une nouvelle fois dribler la mort. Il a dû, se résoudre à se parer de son habit céleste. Nous n’allons pas essayer de nous des péchés de monter au ciel. Alors à DIEU l’artiste !

deuxpg

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